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Que dire dans un journal vocal ? 50 phrases de départ

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2026-10-15·24 min read·Share
Que dire dans un journal vocal ? 50 phrases de départ — Trovera voice journaling

Guide pour savoir que dire dans un journal vocal, rédigé en octobre 2026. Trovera est disponible sur Android et arrive bientôt sur iPhone. Les études citées portent sur l'écriture expressive ou sur la verbalisation ; aucune ne porte sur une application précise, et nous le disons chaque fois.

Nantes, mardi, 22 h 40. Inès, 29 ans, infirmière en cardiologie, est assise sur son canapé avec son téléphone dans la main. Le micro est ouvert, le chronomètre tourne : quatre secondes, huit secondes, douze. Elle n'a rien dit. Sa journée a été longue, pleine de choses, et pourtant elle ne trouve pas la première phrase. Au bout d'une minute, elle ferme l'application en se disant qu'elle n'est « pas faite pour ça ».

Inès n'est pas bloquée parce qu'elle manque de vie intérieure. Elle est bloquée parce que personne ne lui a dit que dire dans un journal vocal quand la tête est pleine et que la bouche reste vide. Ce guide répond à cette question avec 50 phrases de départ, des exemples qui montrent à quoi ressemble une vraie entrée de deux minutes, et une méthode pour ne plus jamais fixer un micro en silence.

Que dire dans un journal vocal quand on ne sait pas par où commencer ?

Commencez par ce qui est là, pas par ce qui est important. La première phrase d'un journal vocal n'a pas besoin d'être profonde. Elle doit seulement faire démarrer la voix. Une fois que vous parlez, la suite arrive presque toute seule, parce que la parole entraîne la parole.

Voici trois ouvertures qui fonctionnent presque toujours, même quand on ne ressent « rien » :

  • « Là, maintenant, je suis… » (assis, fatigué, pressé, vide : n'importe quoi de vrai).
  • « Ce qui m'a occupé la tête aujourd'hui, c'est… »
  • « Je n'ai pas envie de parler, et pourtant… »

Inès essaie la troisième, un jeudi : « Je n'ai pas envie de parler, et pourtant je sens que si je me couche comme ça, je vais ressasser. » Elle s'arrête, surprise : elle vient de dire en une phrase ce qu'elle cherchait depuis une semaine. Le reste de l'entrée, deux minutes quarante, parle d'un patient qu'elle n'a pas réussi à rassurer.

Le principe pour savoir que dire dans un journal vocal est simple : une phrase de départ est une rampe, pas un sujet. Vous pouvez l'abandonner dès la deuxième phrase.

Que dire dans un journal vocal quand le silence s'installe ?

Parler seul à voix haute n'a rien de naturel. Dans la vie, on parle à quelqu'un, et cette personne réagit : un regard, un hochement de tête, une relance. Devant un téléphone, il n'y a plus de relance, et le cerveau cherche un interlocuteur qui n'existe pas. Ce blocage, très courant, ne signifie rien sur votre capacité à tenir un journal.

Deux ajustements aident beaucoup. Le premier est de parler à quelqu'un d'imaginaire mais précis : une amie qui écoute sans juger, votre « vous » d'il y a dix ans, ou vous-même dans un an. Le deuxième est de se donner une durée minimale réaliste. Trois minutes suffisent. Beaucoup de gens abandonnent parce qu'ils s'imposent dix minutes et se jugent sur la qualité de ce qu'ils disent.

Cette logique de durée courte n'est pas arbitraire. Dans l'étude fondatrice de Pennebaker et Beall (1986), les participants écrivaient environ quinze minutes par jour pendant quatre jours sur des événements difficiles, et ceux qui avaient écrit sur leurs émotions consultaient moins le centre de santé dans les mois qui suivaient, par rapport à un groupe qui écrivait sur des sujets neutres. Cette étude porte sur l'écriture, pas sur la voix, et elle ne prouve rien sur un enregistrement vocal. Elle montre seulement que quelques minutes consacrées à mettre des mots sur ce qui pèse peuvent compter.

Pour Inès, cela veut dire une chose pratique : elle règle son objectif sur trois minutes, pas davantage, et elle accepte que certaines soirées durent quarante secondes.

50 phrases de départ pour un journal vocal

Voici les 50 amorces, rangées par situation. Il n'y a rien à apprendre par cœur : repérez celle qui vous parle ce soir, dites-la, et laissez la suite venir. Ces phrases de départ pour un journal vocal servent d'idées de journal vocal pour les jours sans inspiration.

Pour une journée ordinaire (10 phrases)

  1. « Aujourd'hui, ce qui s'est passé de plus marquant, c'est… »
  2. « Si je devais résumer ma journée en une image, ce serait… »
  3. « Ce qui m'a pris le plus d'énergie, c'est… »
  4. « Ce qui m'a fait du bien, même un tout petit peu, c'est… »
  5. « La conversation que je repasse dans ma tête, c'est celle avec… »
  6. « Quelque chose que j'ai remarqué aujourd'hui et que je n'avais jamais remarqué… »
  7. « Je suis content de moi sur… et moins content sur… »
  8. « Ce que j'ai évité aujourd'hui, c'est… »
  9. « Une chose que je referais autrement, c'est… »
  10. « Là, tout de suite, mon corps me dit… »

Pour un matin qui démarre (8 phrases)

  1. « Ce matin, j'ai de l'énergie pour… et pas pour… »
  2. « La chose qui compte réellement aujourd'hui, c'est… »
  3. « Ce qui m'inquiète pour la journée, c'est… »
  4. « Si cette journée se passe bien, ce sera parce que… »
  5. « Une chose que je me promets de ne pas faire aujourd'hui, c'est… »
  6. « Je veux être le genre de personne qui… aujourd'hui. »
  7. « Le premier petit pas que je peux faire dès maintenant, c'est… »
  8. « Ce que j'ai rêvé cette nuit, et ce que ça éveille… »

Pour un soir de fatigue ou de stress (8 phrases)

  1. « Ce soir, je dépose ici… »
  2. « Ce qui me tient éveillé, c'est… »
  3. « Si je pouvais dire une chose à voix haute à quelqu'un, ce serait… »
  4. « Ce que j'aimerais lâcher avant de dormir, c'est… »
  5. « Ce qui est sous mon contrôle dans tout ça, c'est… ; ce qui ne l'est pas, c'est… »
  6. « Mon corps est tendu à cet endroit : … ; ça me rappelle… »
  7. « La pire version de ce que j'imagine, c'est… ; la plus probable, c'est… »
  8. « Ce dont j'ai besoin cette nuit, c'est… »

Pour nommer une émotion (8 phrases)

  1. « Je ressens quelque chose que je n'arrive pas à nommer, ça ressemble à… »
  2. « Si cette émotion avait une forme, une couleur, un poids… »
  3. « Ça me met en colère parce que, au fond, c'est important pour moi que… »
  4. « Je suis triste, et sous la tristesse, il y a peut-être… »
  5. « La dernière fois que j'ai ressenti ça, c'était… »
  6. « Je me sens coupable de… ; est-ce que c'est justifié ? »
  7. « J'ai peur de… ; ce que cette peur essaie de protéger, c'est… »
  8. « Ce qui me rend joyeux en ce moment, et que j'oublie de savourer… »

Pour une décision ou un dilemme (8 phrases)

  1. « J'hésite entre… et… »
  2. « Si je choisis la première option, ce que j'y gagne, c'est… ; ce que j'y perds, c'est… »
  3. « Si personne ne me regardait, je choisirais… »
  4. « Ce que mon entourage me conseille, c'est… ; ce que moi je ressens, c'est… »
  5. « Dans un an, je regretterais probablement de… »
  6. « La peur qui m'empêche de décider, c'est… »
  7. « Ce dont j'ai besoin pour y voir clair, c'est… »
  8. « La décision la plus petite que je peux prendre aujourd'hui, c'est… »

Pour les jours sans rien à dire (8 phrases)

  1. « Il ne s'est rien passé, et pourtant… »
  2. « Je n'ai rien à raconter ; je vais décrire ce que je vois autour de moi. »
  3. « Trois choses que j'ai entendues, vues ou senties aujourd'hui : … »
  4. « Cette semaine, ce qui revient souvent dans mes pensées, c'est… »
  5. « Si j'étais mon propre ami, qu'est-ce que je me dirais ? »
  6. « Une chose que je n'ai dite à personne cette semaine, c'est… »
  7. « Ce que j'espère sans oser le dire, c'est… »
  8. « Pour finir : en un mot, ma journée était… »

Ces 50 exemples de ce que dire dans un journal vocal sont un point de départ. Si vous voulez plus de questions écrites à se poser, le guide des questions de journaling en français en propose d'autres. Ici, l'idée est différente : ce sont des amorces à dire, pas des questions à réfléchir.

À quoi ressemble une vraie entrée de journal vocal ?

Voici trois exemples, tirés de scènes ordinaires. Ils sont écrits ici, mais ils sont composés pour sonner comme de la parole : phrases courtes, hésitations, retours en arrière.

Exemple 1 : un soir de fatigue (deux minutes). « Bon. Là, je dépose ici… Je suis rentrée, j'ai mangé debout, et je n'ai même pas réussi à regarder une série. Ce qui me tient éveillée, c'est la dame de la 12. Je lui ai expliqué trois fois son traitement et j'ai senti qu'elle avait peur, pas qu'elle ne comprenait pas. Je crois que je n'ai pas pris le temps. Et là, je me juge. Mais en même temps, j'avais six autres chambres. Je ne peux pas être partout. Voilà. Demain matin, je m'arrête cinq minutes dans sa chambre, avant de faire le reste. »

Exemple 2 : un matin (une minute trente). « Ce matin, j'ai de l'énergie pour la réunion de dix heures et pas pour les mails. Je me promets de ne pas ouvrir ma boîte avant d'avoir fini la présentation. Le premier petit pas : fermer l'onglet. »

Exemple 3 : un jour sans rien à dire (une minute). « Il ne s'est rien passé, et pourtant je suis un peu à plat. Trois choses que j'ai vues aujourd'hui : le ciel très gris au-dessus de la Loire, un homme qui courait avec son chien, mon voisin qui sortait ses poubelles. Je crois que ce qui m'ennuie, c'est la routine. Je n'ai rien décidé, c'est juste ça. »

Remarquez ce que ces entrées n'ont pas : elles ne sont pas bien écrites, elles ne concluent pas, elles ne cherchent pas l'élégance. La force d'un journal vocal tient à cette spontanéité. Un texte écrit se corrige, une phrase dite reste telle qu'elle est sortie.

La comparaison entre les deux modes mérite un guide à part, journal vocal ou journal écrit, mais retenez ceci : parler va plus vite que taper, et certaines personnes disent à voix haute ce qu'elles n'écriraient jamais.

Les 6 familles de sujets pour savoir que dire dans un journal vocal

Quand on cherche des idées de journal vocal et qu'on se demande que dire dans un journal vocal, on tourne souvent en rond. Il est plus simple de penser en familles. Chacune répond à un besoin différent.

Le bilan. Que s'est-il passé, qu'est-ce qui a compté, qu'est-ce qui reste. C'est la famille par défaut, celle des phrases 1 à 10.

Le déversoir. Vous videz ce qui pèse, sans chercher de solution. C'est utile pour le stress, la rumination, le soir. Les phrases 19 à 26 s'y rangent.

L'émotion. Vous prenez le temps de nommer ce que vous ressentez avec plus de précision que « bien » ou « mal ». Une étude de neuro-imagerie, celle de Lieberman et collègues (2007), a observé que le fait de nommer une émotion (en regardant des visages exprimant une émotion, par exemple) s'accompagnait d'une réduction de l'activité de l'amygdale. L'expérience portait sur des visages en laboratoire, pas sur un journal ; elle suggère seulement que trouver le bon mot peut aider à prendre de la distance.

La décision. Vous pensez à voix haute pour trancher. Les phrases 35 à 42.

L'intention. Vous préparez la journée ou la semaine. Les phrases 11 à 18.

La description. Les jours sans rien, vous décrivez ce que vous voyez, entendez, sentez. C'est un excellent exercice d'attention, et ça fait redémarrer la parole.

Pour Inès, le mardi est une soirée « déversoir », le dimanche un jour « intention », et les jours creux, de la description. Elle ne se demande plus ce qu'elle « doit » dire : elle choisit une famille.

Que dire dans un journal vocal selon l'heure et le moment ?

Le meilleur contenu dépend moins de votre personnalité que du moment où vous parlez.

Le matin, parlez peu et orienté vers l'action. Une à deux minutes sur votre intention, ce que vous voulez faire et ce que vous allez éviter. Le cerveau est frais, il est facile de formuler.

Le soir, laissez sortir. C'est le bon moment pour le déversoir. Une étude de Scullin et collègues (2018) a comparé des participants qui écrivaient pendant cinq minutes la liste de ce qu'ils avaient à faire le lendemain et d'autres qui notaient ce qu'ils avaient fait : les premiers s'endormaient en moyenne plus vite. C'était de l'écriture, et sur une liste de tâches, pas un journal ; mais l'idée de vider sa tête avant de dormir est la même que celle du soir d'Inès.

Après une émotion forte, parlez tout de suite et sans filtre. N'attendez pas le soir. Dites ce qui s'est passé, puis ce que vous ressentez, puis ce dont vous avez besoin. Vous pourrez réécouter plus tard.

Dans les transports, la marche ou la voiture à l'arrêt, utilisez l'entrée courte. Ne conduisez jamais en enregistrant. À pied, c'est idéal : certaines personnes disent mieux ce qu'elles pensent en marchant.

Inès choisit le rituel suivant : une minute le matin avant sa prise de poste, trois minutes le soir sur le canapé. Elle n'enregistre pas le week-end sauf si elle en a envie.

Comment Trovera vous aide à savoir que dire

Si vous êtes bloqué, une application peut jouer le rôle de la personne qui relance. C'est le principe de Trovera : vous parlez, l'application transcrit, puis elle vous pose trois questions pour continuer. La page fonctionnalités détaille le détail ; voici l'essentiel pour notre sujet.

Trovera est la seule application de journaling vocal qui propose 7 perspectives cliniques et 5 personas IA — avec toutes les données stockées sur votre appareil.

Concrètement, vous choisissez un mode parmi six (Morning Intention, The Presence, Gratitude Vault, Stress Release, Dream Journal, Evening Reflection), un persona qui règle le ton (par exemple The Presence, attentif et sans jugement) et, si vous le souhaitez, une perspective comme Stoic Wisdom ou Rewrite Your Story. Vous n'avez pas besoin de savoir quoi dire : le mode vous donne le cadre, vous dites ce qui vous vient, et les trois questions relancent.

Quand Inès ne trouve rien, elle ouvre Evening Reflection, dit « là, maintenant, je suis fatiguée », et se laisse poser les trois questions. La deuxième est celle qui la fait parler : « Qu'est-ce que cette fatigue essaie de te dire ? » Elle répond une minute et demie.

Ce fonctionnement a ses limites, que nous détaillons plus bas. Il demande une connexion internet, il n'y a pas de synchronisation entre appareils, et Trovera n'est pas un dispositif médical.

Que dire dans un journal vocal : sept jours pour trouver sa voix

Si vous commencez, voici une semaine d'essai, pensée pour ne jamais être face au vide. Chaque jour, une seule consigne, trois minutes maximum.

  • Jour 1 : dites sans filtre ce que vous voyez autour de vous (phrase 44). Pas d'émotion à chercher.
  • Jour 2 : une journée ordinaire : « ce qui s'est passé de plus marquant » (phrase 1).
  • Jour 3 : une seule émotion, nommée avec précision (phrases 27 à 34).
  • Jour 4 : le déversoir : « ce soir, je dépose ici » (phrase 19).
  • Jour 5 : une petite décision (phrases 35 à 42).
  • Jour 6 : l'intention du lendemain (phrases 11 à 18).
  • Jour 7 : réécoutez ou relisez la transcription de la semaine, et dites à voix haute ce que vous remarquez.

À la fin de la semaine, vous saurez déjà quoi dire dans votre journal vocal, et dans quelle famille vous êtes à l'aise. Beaucoup de personnes découvrent qu'elles préfèrent le soir, ou qu'elles aiment mieux les entrées courtes. C'est la seule information utile pour la suite.

Les erreurs à éviter quand on se demande que dire dans un journal vocal

Vouloir être intéressant. Votre journal ne sera lu par personne. Si vous cherchez à être drôle ou brillant, vous vous éloignez de ce qui est vrai.

Raconter au lieu de ressentir. « D'abord il m'a dit ça, ensuite j'ai répondu ça » est un récit utile deux minutes, mais il faut ensuite ajouter « et ça m'a fait… ». Sans cette phrase, vous avez une chronique, pas un journal.

Se corriger sans arrêt. « Non, attends, je recommence » est le piège classique. Laissez le brouillon tel qu'il est. Dans un journal vocal, la maladresse est la matière.

Attendre d'aller mieux pour parler. L'inverse est plus souvent vrai : on va mieux parce qu'on a parlé. Mais attention : si ce que vous traversez est lourd ou dure depuis longtemps, un journal ne remplace pas un professionnel.

Tout garder à l'oral. Pour certains sujets, comme les décisions importantes, il est bon de relire la transcription le lendemain.

Journal vocal et émotions difficiles : quelques repères

Dire à voix haute ce qui pèse peut soulager, mais cela peut aussi réveiller de la peine. Si vous avez le sentiment d'être submergé, ralentissez : parlez moins longtemps, restez sur le présent, évitez de creuser seul un souvenir très douloureux.

Les recherches sur l'écriture expressive montrent des effets en moyenne modestes. La méta-analyse de Frattaroli (2006) conclut à un effet réel mais faible, variable selon les personnes et les conditions. Cela correspond à l'expérience de la plupart des gens : un journal aide à y voir plus clair, il ne règle pas tout.

Si vous traversez une période très difficile : en France, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est joignable 24 h/24 et 7 j/7, et SOS Amitié écoute au 09 72 39 40 50. Un journal n'est pas un soutien professionnel.

Que dire dans un journal vocal selon huit situations précises

Les phrases de départ générales sont utiles, mais certaines situations demandent leur propre amorce. Voici huit moments où l'on se demande que dire dans un journal vocal, avec une façon d'entrer dans la parole.

Avant un entretien ou un rendez-vous important. Dites : « Demain, ce que je redoute le plus, c'est… ; ce que je veux qu'ils retiennent de moi, c'est… » Puis répétez à voix haute les deux ou trois phrases clés. Vous entendez ainsi comment elles sonnent, ce que l'écrit ne permet pas.

Après une dispute. Dites : « Ce qui s'est passé, du début à la fin, en trois phrases. » Puis : « Ce que j'ai ressenti à ce moment-là. » Puis : « Ce que l'autre a peut-être ressenti. » Cet ordre évite de rejouer la scène en boucle et pousse à changer de place. Attendez au moins une heure avant d'envoyer un message.

En voyage. Les entrées de voyage sont les plus faciles. Dites : « Ce que je vois, ce que j'entends, ce qui m'a surpris. » Vous pouvez parler en marchant. Au retour, ces enregistrements sont de petits trésors. Si vous voyagez, Trovera demande une connexion pour transcrire ; gardez cela en tête hors Wi-Fi.

Pendant une période de chômage ou de transition. Dites : « Aujourd'hui, ma valeur ne dépend pas de… ; ce que j'ai fait de bien, même petit, c'est… » Le risque, dans ces périodes, est de perdre le fil des journées. Une entrée de deux minutes sert de repère.

Quand on se compare aux autres. Dites : « La personne à qui je me compare, c'est… ; ce qu'elle a et que je veux, c'est… ; ce que je ne vois pas chez elle, c'est… » C'est un exercice de recul, pas de punition.

Quand on est très heureux. Peu de gens pensent à enregistrer leurs bons moments. Dites : « Ce qui est en train de se passer et que je veux garder, c'est… » Dans six mois, vous serez content de réentendre ce mot-là. Le mode Gratitude Vault est fait pour cela.

Après un rêve marquant. Dites tout de suite, avant de vous lever : « J'ai rêvé que… » Racontez dans le désordre. N'interprétez pas. Les rêves s'effacent en quelques minutes, et la voix va plus vite que l'écriture. Le mode Dream Journal sert à cela.

Quand on est en colère. Dites : « Là, je suis en colère contre… » et laissez sortir pendant deux minutes. Puis : « Sous la colère, il y a peut-être… » Si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, lisez notre guide sur le journaling et la colère.

Comment réécouter son journal vocal sans s'ennuyer

Beaucoup de gens enregistrent mais ne réécoutent jamais. C'est un tort. La relecture est la moitié de la valeur du journal, mais elle doit rester légère.

Réécoutez au bon rythme. Une fois par semaine suffit, le dimanche par exemple. Dix minutes, pas plus. Avec Trovera, vous relisez la transcription plutôt que de tout réécouter : c'est plus rapide.

Cherchez trois choses. Ce qui revient (un nom, une situation, une heure de la journée), ce qui a changé depuis la semaine dernière, et une phrase que vous avez dite sans la remarquer sur le moment. Notez-les en une minute.

Ne corrigez rien. Relire pour juger ses phrases est le meilleur moyen de ne plus oser parler. Le journal n'est pas un texte à améliorer.

Dites une phrase de conclusion. Après la relecture, enregistrez une dernière entrée de trente secondes : « Cette semaine, ce que je retiens, c'est… » C'est votre bilan, et il vous servira d'amorce pour la semaine suivante.

Inès adopte ce rituel le dimanche matin, avec un café. Elle découvre, au bout d'un mois, qu'elle parle presque toujours de la même chose le jeudi : la fin de la semaine de garde. Elle en parle à sa cadre de santé. Ce n'est pas le journal qui a résolu le problème, c'est la relecture qui l'a rendu visible.

Les limites de Trovera pour un journal vocal

Pour être utile, ce guide doit dire ce que Trovera ne fait pas.

Trovera nécessite une connexion internet, car la transcription et la génération des questions passent par un traitement en ligne. Il n'y a pas de synchronisation entre vos appareils, pas de version web ni de version pour ordinateur. L'application est disponible sur Android et arrive bientôt sur iPhone. Elle ne propose pas d'analyse de votre journal sur plusieurs mois. Et elle n'est pas un dispositif médical : elle ne remplace ni une consultation, ni un diagnostic, ni une thérapie.

Sur la confidentialité, voici ce que Trovera annonce : Trovera utilise un traitement sécurisé pour transcrire vos pensées — vos entrées sont stockées localement sur votre téléphone, pas sur nos serveurs. Votre journal reste sur votre téléphone, derrière un code de verrouillage si vous en choisissez un, sans compte à créer.

Si vous voulez seulement essayer le journal vocal sans application, vous pouvez enregistrer des notes vocales avec le dictaphone de votre téléphone. Le texte de ce guide marche exactement pareil. Trovera ajoute la transcription et les trois questions.

Verdict : que dire dans un journal vocal ?

La bonne réponse à que dire dans un journal vocal est d'abord pratique : ce qui est là. Une amorce, dix secondes de courage, puis la parole prend le relais. Les 50 phrases de départ de ce guide servent de rampes, les six familles de sujets servent de carte, et la semaine d'essai sert de programme.

Si vous aimez qu'une voix relance, Trovera ajoute trois questions après chaque entrée, dans plus de 30 langues, sans compte. Si vous préférez rester seul avec le micro, les phrases ci-dessus suffisent. Dans les deux cas, trois minutes valent mieux que dix minutes qu'on ne fait jamais.

Questions fréquentes sur que dire dans un journal vocal

Que dire dans un journal vocal quand on n'a rien à raconter ?

Décrivez ce que vous voyez, entendez et sentez autour de vous, puis demandez-vous ce que cette journée « sans rien » vous inspire. Les phrases 43 à 50 de ce guide sont conçues pour ces jours-là.

Combien de temps doit durer une entrée de journal vocal ?

Entre une et trois minutes suffisent. La régularité compte plus que la durée : trois minutes quatre fois par semaine valent mieux qu'une demi-heure rare.

Comment commencer un journal vocal sans se sentir ridicule ?

Choisissez une phrase de départ simple (« là, maintenant, je suis… ») et parlez comme à un ami proche. Le sentiment de ridicule diminue après quelques entrées, car personne d'autre que vous n'entend l'enregistrement.

Faut-il préparer ce qu'on va dire ?

Non. Préparer revient à écrire. L'intérêt d'un journal vocal est la spontanéité. Une amorce suffit, le reste vient en parlant.

Quelle est la différence entre un journal vocal et un mémo vocal ?

Un mémo vocal conserve une information (« penser à appeler le médecin »). Un journal vocal conserve une expérience intérieure : ce que vous ressentez, pensez, hésitez à faire. Dans Trovera, la transcription et les trois questions transforment l'enregistrement en vrai journal.

Peut-on tenir un journal vocal en français et en anglais ?

Oui, Trovera prend en charge plus de 30 langues. Parlez dans la langue qui vient naturellement : certaines émotions sortent mieux dans une langue que dans l'autre.

Que faire si je pleure ou si je m'énerve en parlant ?

Continuez si vous vous sentez en sécurité, ou arrêtez et reprenez plus tard. Ces réactions sont courantes. Si elles sont fortes ou fréquentes, parlez-en à un professionnel ou appelez le 3114 en cas de détresse.

Les phrases de départ sont-elles utiles à long terme ?

Elles servent surtout les premières semaines. Avec le temps, la plupart des gens n'en ont plus besoin, ou en inventent les leurs.

Trovera est-il gratuit pour essayer le journal vocal ?

Trovera propose un essai gratuit de 7 jours. Les détails sont sur la page tarifs.

Mon journal vocal est-il privé ?

Avec Trovera, votre journal reste sur votre téléphone, sans compte. La transcription passe par un traitement sécurisé en ligne. Pour le détail, voyez notre guide sur la confidentialité du journaling vocal.

Le jeudi où Inès a su quoi dire

Jeudi, Nantes, 22 h 15. Inès s'assoit sur le canapé, ouvre Trovera, choisit Evening Reflection et le persona The Presence. Elle ne cherche plus la bonne phrase. Elle dit : « Là, maintenant, je suis fatiguée, et il y a une chose que je n'ai dite à personne. »

Elle parle deux minutes cinquante. Elle parle de la dame de la chambre 12, qui est rentrée chez elle ce matin. Elle parle de la peur qu'elle voit chez les gens et qu'elle n'a pas toujours le temps d'écouter. Les trois questions arrivent, elle répond à la dernière, à voix basse. Puis elle éteint l'écran. Le journal reste sur son téléphone, derrière son code.

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Suggestion de texte alternatif pour l'image d'en-tête : « Une femme assise sur un canapé à Nantes parle à son téléphone pour tenir son journal vocal, le soir. »

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