TroveraTrovera

Shadow work : 7 exercices et 20 prompts de journaling

Trovera Team

Building Trovera — writing about what we learn along the way.

2026-10-16·20 min read·Share
Shadow work : 7 exercices et 20 prompts de journaling — Trovera voice journaling

Guide sur le shadow work et le journaling, rédigé en octobre 2026. Trovera est disponible sur Android et arrive bientôt sur iPhone. Le « shadow work » s'inspire d'une idée de Carl Gustav Jung ; ce n'est pas un protocole validé scientifiquement. Les études citées portent sur l'évitement émotionnel, l'auto-compassion et la nomination des émotions ; aucune ne porte sur le shadow work, l'application ni la voix. Trovera n'est pas un dispositif médical.

À Dijon, il est 21 h 05, un mardi de novembre. Pauline, 39 ans, responsable des ressources humaines, est assise à son bureau, un livre-journal ouvert devant elle. Elle l'a acheté il y a deux mois, après avoir vu passer le mot « shadow work » sur son téléphone. Elle n'est pas allée au-delà de la page huit. La question du jour est : « Quelle qualité refusez-vous de reconnaître en vous ? » Elle regarde la page sans rien écrire.

Ce qui l'occupe en réalité, c'est la réunion de l'après-midi. Antoine, un collègue, a présenté son projet en omettant de dire qu'elle y avait travaillé. Elle a souri. Elle est restée irritée pendant cinq heures. Elle se dit : « Ce n'est pas si grave. Pourquoi ça me poursuit encore ? »

C'est exactement le genre de question que le shadow work prétend aborder, avec des promesses parfois excessives et des questions parfois trop lourdes pour être traitées seul. Ce guide sur le shadow work et le journaling fait le tri : d'où vient l'idée, ce qui en est testable, ce qui relève de l'hypothèse, et sept exercices de trois minutes à dire à voix haute, suivis de vingt prompts. Il ne vous promet ni de « retrouver votre moi profond » ni de régler un passé douloureux : il vous aide à regarder ce que vos réactions disent de vos valeurs et de vos évitements.

Qu'est-ce que le shadow work ?

Le shadow work, ou « travail de l'ombre », désigne une pratique inspirée de la psychologie analytique de Carl Gustav Jung. Pour Jung, l'« ombre » regroupe les aspects de soi que l'on a rejetés, cachés ou refoulés parce qu'ils paraissaient inacceptables : certaines émotions, certains désirs, certaines qualités. Le travail consiste à les repérer et à les reconnaître plutôt qu'à les projeter sur les autres.

Ce que ce n'est pas :

  • Ce n'est pas un protocole validé. Le concept est issu d'une tradition théorique, non d'essais cliniques. Il n'existe pas de preuve qu'un « journal d'ombre » produise un effet donné. Ce guide le dit d'emblée.
  • Ce n'est pas une thérapie. Les livres-journaux en librairie posent souvent des centaines de questions sans cadre, sans accompagnement et sans réponse à ce qui remonte. Un professionnel est la bonne porte pour ce qui est douloureux.
  • Ce n'est pas un jeu de devinettes sur votre « vrai moi ». L'idée que ce qui vous agace chez l'autre est ce que vous rejetez en vous est une hypothèse parfois utile, pas une loi.
  • Ce n'est pas réservé aux ésotéristes. Retiré de son vocabulaire mystique, il rejoint des idées étudiées par la psychologie : évitement émotionnel, auto-compassion, finesse du vocabulaire émotionnel.
  • Ce n'est pas un travail sur les traumatismes. Les souvenirs très douloureux se travaillent avec un psychologue ou un psychiatre, pas seul avec un livre.

Dans ce guide, nous gardons la partie observable : repérer ce qui vous agace, vous émeut ou vous gêne, et comprendre ce que cela dit de ce qui compte pour vous. Pour les prompts d'écriture plus larges, voyez journaling : prompts avancés et questions de journaling.

Ce que dit la recherche, et ce qu'elle ne dit pas

Quatre pistes de la psychologie rejoignent, à leur façon, ce que le shadow work cherche à faire. Aucune ne valide le shadow work lui-même.

Éviter ses émotions coûte souvent plus cher que les ressentir. Hayes et ses collègues (2006) décrivent le modèle d'acceptation et d'engagement : l'évitement expérientiel, c'est-à-dire tenter d'échapper à ses pensées et émotions pénibles, est associé à de la détresse, alors que la flexibilité psychologique aide à agir selon ses valeurs (DOI : 10.1016/j.brat.2005.06.006). Ce que l'étude ne prouve pas : que l'« ombre » existe au sens de Jung, ni qu'un journal réduit l'évitement. Il s'agit d'un article de synthèse sur un modèle thérapeutique.

La bienveillance envers soi aide à regarder ce qui dérange. Neff (2003) a défini l'auto-compassion autour de trois composantes : la bienveillance envers soi, le sentiment d'humanité commune (tout le monde traverse des difficultés) et l'attention à ce qu'on ressent sans l'amplifier (DOI : 10.1080/15298860309027). Ce que l'étude ne prouve pas : qu'un exercice d'écriture développe l'auto-compassion. Elle présente et valide une échelle de mesure. Regarder ce qu'on rejette sans se juger est probablement plus tenable avec cette attitude : c'est l'hypothèse de travail de ce guide.

Avoir des mots précis pour ses émotions est associé à une meilleure régulation. Barrett et ses collègues (2001) ont montré que les personnes diffèrent par la finesse avec laquelle elles distinguent leurs émotions (distinguer la rancœur de la tristesse ou de la honte, par exemple) (DOI : 10.1080/02699930143000239). Ce que l'étude ne prouve pas : qu'enrichir son vocabulaire améliore la régulation. Les liens sont des associations, mesurées auprès d'étudiants au moyen de questionnaires quotidiens.

Nommer une émotion en réduit l'intensité dans certaines conditions. Lieberman et ses collègues (2007) ont montré, en imagerie cérébrale, que mettre un mot sur une émotion diminue l'activité de l'amygdale (DOI : 10.1111/j.1467-9280.2007.01916.x). Ce que l'étude ne prouve pas : que cela suffit à changer la façon dont vous réagissez au quotidien. L'expérience est brève, en laboratoire, sur un petit groupe, avec des visages.

Ce que cela donne : observer ses réactions, les nommer précisément, rester bienveillant envers soi, puis revenir à ses valeurs. Tout ce qui suit relève de ces quatre idées, pas d'une promesse.

Sept exercices de shadow work à dire à voix haute

Chaque exercice dure environ trois minutes. Faites-les dans un moment calme, pas après une dispute ni dans une période de grande fatigue. Si l'un d'eux vous met mal à l'aise de façon forte, arrêtez-vous : ce n'est pas un signe d'échec. Si vous butez, dites « je ne sais pas » : c'est une entrée valide.

1. Le relevé d'agacement

Commencez par les faits. Consigne à dire : « Aujourd'hui, ce qui m'a agacée, c'est… Le moment précis, c'était… Ma réaction a duré… Dans mon corps, je la sentais dans… » Notez-le trois jours de suite. L'objectif est de repérer vos déclencheurs avant d'interpréter quoi que ce soit. Durée : 3 minutes.

2. Le nom précis de l'émotion

Derrière « agacement », il y a souvent autre chose. Consigne à dire : « Ce que je ressens est de l'agacement, mais aussi peut-être de la jalousie, de la honte, de la tristesse, de la colère, de l'injustice, de la peur d'être invisible. Le plus juste, c'est… » Choisir le mot le plus juste, c'est ce que décrit Barrett. Si deux mots vous semblent justes, dites-les tous les deux. Pour un travail spécifique sur la colère, voyez journaling et colère. Durée : 3 minutes.

3. L'hypothèse du miroir

C'est l'exercice le plus connu du shadow work, à manier avec prudence. Consigne à dire : « Ce qui m'agace chez cette personne, c'est… Est-ce que je me permets cela à moi ? Est-ce que j'aimerais me le permettre ? Ou est-ce que c'est un comportement qui m'a blessée ? » Gardez les deux possibilités ouvertes : parfois, l'agacement est un miroir ; parfois, c'est une réaction légitime à un comportement injuste. Le journal n'a pas à trancher. Durée : 3 minutes.

4. La qualité qu'on ne m'a pas permise

Un exercice doux, qui explore l'origine d'un évitement sans entrer dans le passé douloureux. Consigne à dire : « Quand j'étais plus jeune, dans mon entourage, il valait mieux ne pas être… (trop bruyante, trop ambitieuse, trop sensible, trop en colère, trop fière). Aujourd'hui, ça me gêne quand je vois cette qualité chez quelqu'un. » Si des souvenirs très pénibles reviennent, arrêtez-vous : c'est le signal d'en parler à un professionnel. Durée : 3 minutes.

5. Parler à cette part de soi

Donnez-lui une voix, sans la juger. Consigne à dire : « Cette part de moi qui voudrait dire ce qu'elle pense, ou être reconnue, ou se mettre en colère… Ce qu'elle voudrait, c'est… Ce dont elle a peur, c'est… Ce que je peux lui dire, c'est… » Parlez-lui à la deuxième personne, avec la même douceur qu'à une amie. Durée : 3 minutes.

6. La valeur cachée derrière

Derrière ce qu'on rejette se trouve souvent une valeur. Consigne à dire : « Derrière mon agacement, ce qui compte pour moi, c'est… (la reconnaissance, l'équité, la sincérité, la liberté). Une façon d'honorer cette valeur sans me nuire ni nuire à l'autre : … » Cet exercice vient de l'approche d'acceptation et d'engagement : l'émotion pointe vers quelque chose d'important. Durée : 3 minutes.

7. Le test dans la réalité

Une idée sur soi ne vaut que si elle est testée. Consigne à dire : « Cette semaine, si l'occasion se présente, alors je ferai un petit pas pour… (dire ce que je pense, demander la reconnaissance, poser une limite). Je mesurerai ce qui se passe en vérité, pas ce que je crains. » Un pas minuscule. Durée : 3 minutes.

À quoi ressemble une entrée de shadow work ?

Exemple composé pour ce guide, après l'exercice 3 :

« Alors, ce qui m'agace chez Antoine… c'est qu'il s'attribue le mérite. Il prend la lumière, il ne dit pas qui a travaillé avec lui. Est-ce que je me le permets ? Non. Je ne le ferais jamais. Est-ce que j'aimerais ? Euh… oui, un peu. J'aimerais qu'on sache que j'ai fait le dossier. Bon, voilà. Donc c'est peut-être pas lui, c'est que je ne dis jamais ce que je fais. Mais aussi, il aurait pu me citer, ça, c'est quand même injuste. Les deux sont vrais, je crois. La part de moi qui voudrait être vue… elle a eu cinq heures de silence aujourd'hui. »

Trois questions que Trovera pourrait proposer à ce stade : « Qu'est-ce que tu aurais envie qu'on sache de ton travail ? », « Quelle phrase pourrais-tu dire sans te sentir en train de te vanter ? », « Qu'est-ce qui, dans ce que tu viens de dire, est un fait, et qu'est-ce qui est une interprétation ? »

Ce que le journaling ne règle pas

C'est la section la plus importante de ce guide.

  • Il ne remplace pas une psychothérapie. Si vous portez des blessures profondes (violences, deuils, traumatismes, dépression), un psychologue ou un psychiatre est la bonne porte. Pour le sujet des traumatismes, lisez journaling et trauma avec précaution.
  • Il ne prouve rien sur « votre ombre ». Une interprétation tirée de votre journal reste une hypothèse. Méfiez-vous des réponses trop séduisantes, ou de celles qui vous accablent.
  • Il peut nourrir la rumination. Nolen-Hoeksema (2000) a observé que le fait de ressasser prédit davantage de symptômes dépressifs et anxieux (DOI : 10.1037/0021-843X.109.3.504). Ce que l'étude ne prouve pas : que le journaling provoque la rumination ; elle décrit un style de pensée. Si vous creusez la même question sans avancer, coupez au bout de trois minutes.
  • Il ne dit pas que tout agacement est un miroir. Parfois l'autre se comporte mal. Ne retournez pas la critique contre vous par réflexe.
  • Il ne remplace pas le lien aux autres. Ce travail se fait aussi avec des amis, un groupe ou un professionnel.

Si vous traversez une période très difficile : en France, le 3114 (3114.fr, numéro national de prévention du suicide) est joignable 24 h/24 et 7 j/7, et SOS Amitié (sos-amitie.com) écoute au 09 72 39 40 50. Si ce travail réveille des souvenirs douloureux, arrêtez-vous et parlez à un professionnel. Un journal n'est pas un soutien professionnel.

Le shadow work avec Trovera

Trovera est la seule application de journaling vocal qui propose 7 perspectives cliniques et 5 personas IA — avec toutes les données stockées sur votre appareil.

Le fonctionnement : vous parlez une à trois minutes, l'application transcrit, puis elle propose trois questions. Vous répondez à voix haute ou vous vous arrêtez là. Le format court est un garde-fou utile pour ce sujet : trois minutes, c'est assez pour observer, pas assez pour s'enfoncer.

Le mode adapté : Evening Reflection. Il convient à la plupart des exercices (1 à 6), faits en fin de journée, quand les réactions du jour sont fraîches. Si l'exercice 7 vous mène à un acte, Morning Intention peut poser l'intention du matin.

La persona : The Catalyst, avec prudence. Elle pose la question qu'on évite, ce qui correspond bien à l'esprit du sujet. Son style peut toutefois être direct : si vous êtes fragile ce jour-là, préférez The Hearth, chaleureuse et stabilisante, ou The Presence, attentive et sans jugement. Changez de persona sans hésiter si l'une vous heurte.

Les perspectives : Thoughtful Analysis et Acceptance & Purpose. Thoughtful Analysis aide à regarder les schémas de pensée, les émotions et les besoins, utile pour les exercices 2, 3 et 4. Acceptance & Purpose s'appuie sur l'acceptation et l'engagement : accueillir l'émotion, repérer la valeur, puis agir (exercices 5, 6 et 7). La page fonctionnalités détaille les 35 combinaisons. Ces perspectives s'inspirent d'approches reconnues, sans en être des séances : elles ne remplacent pas un thérapeute.

Pauline choisit Evening Reflection avec The Hearth et Thoughtful Analysis. Elle parle trois minutes à son bureau, à voix basse. Une des questions la fait s'arrêter : « Qu'est-ce que tu aurais envie qu'on sache de ton travail ? » Elle s'entend répondre : « Tout. » Puis elle rit.

Trovera utilise un traitement sécurisé pour transcrire vos pensées — vos entrées sont stockées localement sur votre téléphone, pas sur nos serveurs.

Vingt prompts de shadow work à dire à voix haute

Choisissez-en un par jour, pas plus. Dites-le à voix haute et parlez trois minutes. Si un prompt vous heurte trop, passez au suivant.

Sur les réactions du quotidien :

  1. « Aujourd'hui, une chose m'a agacée plus que d'habitude : … »
  2. « La réaction que je regrette d'avoir eue cette semaine : … »
  3. « Ce que j'ai tu pour éviter un conflit : … »
  4. « Quelqu'un dont le comportement m'irrite, et ce que j'aimerais lui dire : … »
  5. « Une critique qui m'a blessée plus qu'elle n'aurait dû : … »

Sur ce qu'on cache : 6. « Ce que je montre peu aux autres : … » 7. « Une qualité que j'admire chez les autres et que je m'interdis : … » 8. « Un désir que je ne m'avoue pas : … » 9. « Ce dont j'ai honte et que je n'ai jamais dit : … » (si cela touche à un souvenir douloureux, arrêtez-vous) 10. « La personne que je prétends être, et celle que je suis par moments : … »

Sur l'origine : 11. « Dans ma famille, on ne parlait pas de… » 12. « Ce qu'il fallait faire pour être aimée ou approuvée : … » 13. « Une règle que j'ai reçue petite et que je continue à suivre : … »

Sur la bienveillance : 14. « Ce que je dirais à une amie qui aurait fait ce que j'ai fait : … » 15. « Ce que je n'arrive pas à me pardonner, et ce qui est humain là-dedans : … » 16. « Une part de moi que je rejette, et ce qu'elle voudrait me dire : … »

Sur l'action : 17. « Une valeur que je veux honorer davantage : … » 18. « Une petite chose que je peux faire cette semaine pour être plus fidèle à moi-même : … » 19. « Ce que j'ai observé de moi cette semaine, sans jugement : … » 20. « Ce que je veux garder de cette exploration, et ce que je laisse de côté : … »

Quand l'agacement est un miroir, et quand il n'en est pas un

À titre indicatif :

Ce que vous observezHypothèse possibleCe que vous pouvez faire
Vous êtes agacé par un comportement que vous vous interdisezUne envie refouléeExercice 3, prompt 7
Vous êtes agacé par un comportement objectivement injusteUne limite à poserExercice 6, puis action concrète
La même réaction revient avec différentes personnesUn schéma personnelExercices 4 et 5
L'émotion est disproportionnée et vous dépasseUn sujet sensible à voir avec un professionnelNe pas creuser seul
Vous vous reprochez toutAutocritiqueExercice 5, relire Neff
Vous ne ressentez rienÉvitement, fatigue ou calme réelExercice 2, patience

Trois pièges du shadow work

La sur-interprétation. Voir une « ombre » derrière chaque agacement finit par épuiser et par ne plus rien dire. Le journal-procès. Si chaque entrée finit par un reproche (« je suis toxique », « je suis égoïste »), le travail se retourne contre vous : revenez à l'auto-compassion. Le travail solitaire sur les blessures. Les souvenirs très pénibles ne se règlent pas avec un prompt.

Pour développer l'estime de soi en parallèle, voyez journaling et confiance en soi.

Les limites de Trovera

  • Une connexion internet est nécessaire pour la transcription et les trois questions. Hors réseau, impossible d'enregistrer une entrée.
  • Il n'y a pas de synchronisation entre appareils. Vos entrées restent sur le téléphone où vous les avez faites.
  • Il n'y a pas de version web ni ordinateur.
  • L'application est disponible sur Android et arrive bientôt sur iPhone.
  • Il n'y a pas d'analyse sur plusieurs mois. Trovera ne repère pas à votre place un schéma qui revient ; c'est à vous de réécouter.
  • Les questions de l'IA tombent parfois à côté. Ignorez celles qui vous heurtent. Elles ne remplacent pas un thérapeute.
  • Trovera n'est pas un dispositif médical et ne remplace pas un professionnel de santé.

Un parcours de quatre semaines pour un shadow work prudent

Semaine 1 : observer. Exercices 1 et 2, trois jours chacun. Notez vos agacements et trouvez le mot précis. Pas d'interprétation.

Semaine 2 : poser des hypothèses. Exercices 3 et 4. Gardez deux hypothèses ouvertes : miroir ou réaction légitime. Arrêtez-vous si un souvenir pénible monte.

Semaine 3 : se parler avec douceur. Exercices 5 et 6. Donnez la parole à cette part de vous, cherchez la valeur derrière.

Semaine 4 : tester. Exercice 7, un petit pas, puis écoute de deux entrées de la semaine 1. Qu'est-ce qui a changé ? Que gardez-vous ? Décidez si vous continuez seul, avec un livre, ou avec un professionnel.

Verdict : le journaling pour le shadow work

Le shadow work en journaling convient à ceux qui veulent comprendre leurs réactions, nommer leurs évitements et revenir à leurs valeurs, avec un cadre court et des prompts qui ne s'enfoncent pas. Il convient moins à qui porte des blessures profondes, où un professionnel doit passer en premier, et il n'a pas de validation scientifique en tant que tel. L'essai gratuit de sept jours permet de tester sur une semaine d'agacements ; la page tarifs donne les détails.

Questions fréquentes sur le shadow work

Qu'est-ce que le shadow work ?

C'est une pratique inspirée de la notion d'« ombre » de Carl Gustav Jung : les parties de soi que l'on rejette ou cache. Il consiste à les repérer et à les reconnaître. Ce n'est pas un protocole validé scientifiquement.

Comment faire du shadow work en journaling ?

En observant vos réactions (agacements, jalousies, hontes), en les nommant précisément, en cherchant la valeur derrière et en testant un petit pas. Les sept exercices et les vingt prompts de ce guide en donnent un cadre court.

Le shadow work est-il dangereux ?

Pas en soi, mais certains sujets sont lourds. Les souvenirs très douloureux se travaillent avec un professionnel. Arrêtez-vous si une question vous met mal à l'aise de façon forte, et consultez si cela dure.

Le shadow work est-il scientifique ?

Le concept d'ombre vient de la psychologie analytique et n'a pas été validé par des essais. Certaines idées voisines (évitement émotionnel, auto-compassion, nomination des émotions) sont étudiées par la recherche, comme l'indique ce guide.

Ce qui m'agace chez l'autre est-il toujours un miroir ?

Non. C'est une hypothèse parfois utile. L'agacement peut aussi être une réaction légitime à un comportement injuste. Gardez les deux possibilités ouvertes.

Faut-il un thérapeute pour faire du shadow work ?

Pas pour des exercices d'observation légers comme ceux de ce guide. Pour des blessures profondes, des traumatismes ou une détresse, un psychologue ou un psychiatre est recommandé.

Combien de temps faut-il y consacrer ?

Trois minutes par entrée suffisent. Un prompt par jour au maximum. Au-delà de dix minutes sur la même question, le risque de ressasser augmente.

Mes enregistrements restent-ils privés ?

Les entrées sont stockées localement sur votre téléphone, pas sur nos serveurs, et un code de verrouillage est disponible. Un traitement sécurisé est utilisé pour transcrire la voix, ce qui nécessite une connexion internet. Aucun compte n'est requis. Détails dans journaling vocal, confidentialité et RGPD.

Que faire si un prompt fait remonter un souvenir douloureux ?

Arrêtez-vous, respirez, changez de pièce. Ne forcez pas. Parlez-en à un professionnel ou à une personne de confiance. Le 3114 et SOS Amitié sont joignables à toute heure.

Trovera fonctionne-t-elle sur iPhone ?

Pas encore : l'application est disponible sur Android et arrive bientôt sur iPhone. Il n'existe pas non plus de version web ni ordinateur. En attendant, les sept exercices et les vingt prompts fonctionnent avec n'importe quel enregistreur vocal ou un carnet.

Le mardi où Pauline a refermé le livre

Un mardi de décembre, à Dijon, Pauline range le livre-journal sur l'étagère, avec un marque-page à la huitième page. Elle ouvre l'application, règle trois minutes et dit à voix basse : « Aujourd'hui, j'ai dit en réunion que j'avais travaillé sur le dossier. Ça n'a pris que dix secondes. » Elle écoute la dernière question, y répond, puis éteint l'écran. Dans le téléphone, protégées par son code de verrouillage, les entrées des quatre dernières semaines racontent une histoire plus modeste que celle du livre, et plus utile.

Commencez votre essai gratuit de 7 jours. Découvrir Trovera

Retrouvez tous nos guides sur le blog Trovera en français.

Suggestion de texte alternatif pour l'image d'en-tête : « Une femme assise à un bureau, un livre fermé avec un marque-page posé à côté d'un téléphone, une lampe allumée dans une pièce calme. »

Share this article

Stop thinking it. Say it.

60 seconds of talking. One question that hits different. That's the whole habit.

Try Trovera free →

Written by the Trovera team

Get Trovera on Android

Journal in 60 seconds. Your thoughts stay on your device.

GET IT ONGoogle Play

iOS coming soon